Corsica Info : Houellebecq pense positif


Ainsi soit-il. Dans « La possibilité d’une île », son dernier livre en date, Michel Houellebecq (dont l’antihéros, Daniel, porte le nom biblique de celui qui interprète les songes et prédit l’avenir) raconte que les sectes, qui allient l’espérance la plus folle à la scientificité la plus rigoureuse, sont appelés dans ce siècle, à se substituer aux monothéismes en place… Nietzsche avait montré, en son temps, que la science (avide de concepts et de vérité) était elle-même empreinte de religiosité, Houellebecq affirme et montre que la religion de l’avenir sera scientifique ou ne sera pas. De fait, qu’on l’aime ou non, il faut retenir de l’écrivain fantasque et sinistre la prédiction qu’après avoir été une victoire de l’humanité contre l’obscurantisme religieux, le matérialisme scientifique (et son anticléricalisme fervent) est, peut-être, l’idole de demain, la secte à venir. D’ailleurs, elle a déjà ses gourous. 1 Dans l’avant-propos qu’il rédige au recueil de textes intitulé « Auguste Comte aujourd’hui », Kimé. Raphaël Enthoven

 

Fermer la fenêtre